Elyamine Settoul

Procès du 13-Novembre : les origines du jihadisme en France

3 septembre 2021

À l’approche de l’ouverture, le 8 septembre, du procès des attentats du 13 novembre 2015, RFI revient sur les origines du jihadisme en France et interroge Elyamine Settoul, maître de conférences en charge du certificat de spécialisation Prévention de la radicalisation du CNAM.

A la suite de l’arrivée d’anciens combattants d’Afghanistan dans les années 1990, des « petites communautés » ou « cellules », composées de citoyens français formés par ces générations, se développent sur le sol national.

Interrogé, Elyamine Settoul, professeur au Cnam, évoque la diffusion de ces groupes et de leur idéologie sur le territoire : « C'est un jihadisme qui se développe dans des sphères extrêmement disparates. Ça peut être internet. À une époque, c’était souvent en prison. Ça peut être à la salle de sport, dans une salle de musculation ».

Premier pays pourvoyeur de volontaires à l’EI entre 2011 et 2016, la France a mis en place des mécanismes de surveillance de la radicalisation. Toutefois, l'absence de repères d'une partie de la jeunesse contribue à leur perméabilité face à la propagande jihadiste. L'efficacité de cette diffusion idéologique se retrouve dans la diversité exceptionnelle des profils concernés par cette radicalisation.  

 « Vous avez des jeunes qui viennent de la campagne, des jeunes de banlieues, des jeunes venant du centre des villes. Presque 30% sont convertis à l’islam. Des jeunes de familles déstructurées, avec souvent un père absent. Assez fréquemment passés par la case délinquance. », note Elyamine Settoul.

renvoi L'interview est à retrouver en intégralité sur le site de RFI.