Alain Bauer

« Pégasus: gare à la dépendance technologique », par Alain Bauer

23 juillet 2021

L’affaire Pegasus, révélée par le consortium international de journalistes Forbidden Stories, est l’un des exemples saillants des logiciels appartenant à ce qu’Alain Bauer qualifie  de « secteur hautement intrusif de l’interception non judiciaire ». 

Ce logiciel espion, mis au point et commercialisé par la société israélienne NSO, était largement utilisé par plusieurs gouvernements étrangers, notamment contre des opposants politiques et des journalistes.

Pour le Professeur de criminologie, « l’affaire Pegasus indique un processus de rupture structurelle dans la maîtrise des technologies de l’interception et dans le contrôle des exportations de ces technologies ». 

Face aux défis posés par cette offre multiforme et liberticide, il appelle à un renforcement des outils de contrôle des utilisations nationales des technologies de surveillance, ainsi que des exportations de ces logiciels. Dans ce nouveau paradigme stratégique, il est essentiel de renforcer la souveraineté des États, afin d’assurer notamment la préservation des droits de l’homme et du citoyen.

« Il conviendrait que l’Etat intervienne rapidement afin de ne pas laisser à des opérateurs étrangers le contrôle d’entreprises françaises affaiblies par des mesures judiciaires en cours visant des exportations de technologies pourtant autorisées vers des pays dont la conception des droits humains semble plus que discutable. »

renvoi L'interview est à retrouver en intégralité sur le site de l'Opinion.